Waymo, mon Quotidien.

Mon Regard et ma Voix pour mes Soeurs Nigériennes du Pays et d'ailleurs

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Depuis quelques années, l’engouement pour les médias sociaux s’est emparée de la jeunesse nigérienne, et cet enthousiasme a eu énormément d’impacts sur notre manière de vivre, seul ou en communauté. Les habitués du web ont au moins un profil sur InstagramTwitterTikTok et surtout le plus célèbre des réseaux sociaux : Facebook.  

 

Sur ces médias sociaux, chacun a ses petites habitudes : il s’agit d’échanger, de découvrir, se faire des amis pour certains mais surtout d’avoir le maximum de visibilité pour les professionnels qui utilisent ces réseaux pour le travail. Ces plateformes ont vu émerger une catégorie d’internautes engagés dans la participation à la vie publique aux niveaux national et international, les blogueurs, activistes, féministes et influenceurs.

 

Si les réseaux sociaux ont permis de remettre un peu plus d’égalité entre les filles et les garçons, nous remarquons depuis un certain temps l’émergence d’une petite bande qui détourne les réseaux sociaux de leurs finalités et ne laissent absolument rien passer : nous les appellerons les féministes du club Facebook.

 

Leur terrain de jeu, c’est le web et leur équipe c’est Facebook : ELLES CRITIQUENT TOUT ET N’AIMENT ABSOLUMENT RIEN !!! 

 

Franchement, j’ai du mal à comprendre comment se connecter du matin au soir juste pour déverser de la négativité peut procurer une quelconque forme de satisfaction. Tu poste une stori, un statut, un avis ou une photo et en retour on te sert un pseudo lynchage parce qu’on se dit féministe et donc on ne lâche rien !!! Ooh quittez ici !

 

Les vraies féministes promeuvent les droits des femmes et des filles dans différents domaines politiques, économiques, sociales, culturelles, sanitaires et citoyennes. Les vraies féministes sont celles qui ont compris qu’il est temps que la voix de la femme nigérienne soit portée pour elle et par elle-même. Et si jusque-là la définition est encore lourde, observez tout simplement Nafissa IdéHadiza MaigaMaimouna GogéFati Hassane, etc. 

 

S’asseoir derrière un écran et importuner les gens à longueur de journée ne fait pas de toi, de moi, de nous des féministes. Au contraire, nous alourdissons la liste du travail à abattre pour ces femmes qui chaque jour s’époumonent à soutenir et sensibiliser la population.

 

Le féminisme n’a pas de frontière, tachons de ne pas décrédibiliser les nôtres aux yeux du monde.

 

 

 

 

 

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Dans nos familles traditionnelles nigériennes, le mariage ne prend son vrai sens que si la jeune mariée met au monde dès les toutes premières années de mariage. L’intervalle moyen entre le mariage et la première naissance est d’un an, maximum un an et demi.


On nous a longtemps enseigné que la culture exige que la femme, mère et épouse soit celle qui endosse la lourde responsabilité de l’éducation d’un ou des enfants. Je dis lourde parce que les rôles ont toujours été définis comme l’autorité pour le pèreles soins et l’éducation pour la mère : chacun fait ce qu’il a à faire.

 

Être mère chez nous, c'est tout simplement être une femme, par excellence, mais c’est aussi combiner chaque jour au quotidien de la vie de couple, la vie professionnelle et les loisirs personnels. 

 

En milieu ruralla mère, en plus de ses corvées de bois, les travaux champêtres, se consacre également à la cuisine et à l’éducation de ses enfants pendant que le père observe de loin, fièrement couché sur sa natte, sous le grand baobab du village. Elle se retrouve confinée au travail domestique du lever au coucher du soleil. Pourquoi ? 

 

Parce que les traditions veulent que la femme demeure subalterne à l’homme et soit en charge de celui-ci peu importe tout ce qu’elle a déjà à endosser quotidiennement. Nous nous retrouvons limitées aux seules activités ménagères et de reproduction au service de l'homme.


En milieu urbain, ce n’est pas si différent : nous n’allons peut-être pas travailler le bois, ni les travaux champêtres, mais entre la vie professionnelle et la vie familiale, nous croulons sous le travail. Si tu dois être au boulot à 07 :45, tu dois être debout à 05h pour espérer avancer dans les tâches quotidiennes. Le reste suivra à la descente de 18 :00. Si tu as les moyens de t’offrir les services d’une nounou à domicile, le jugement des gens ne te laisse pas respirer non plus : « tu laisses ton enfant à une nounou, tu confies ta maison à une bonne, n’as-tu pas peur qu’on te vole ? qu’on te pille ? qu’on fuie avec ton enfant ? qu’on déménage ta maison ? » etc.


Pourtant, rares sont les hommes qui endossent vraiment leur responsabilité de père : l’entraide familiale est considérée comme un luxe accordé aux épouses pour certains.  Un homme qui prend l’initiative de passer du temps avec son enfant, d’aider aux tâches ménagères, faire les courses ou de passer quelques fois en cuisine est considéré comme trop blanc, trop moderne. 


Pourtant, ce pseudo entraide n’en est pas une : sachez très chers récalcitrants qu’aider votre femme ou s’occuper de vos enfants ne vous féminise pas, et ça ne vous rendra pas moins homme.

 

Les hommes, les vrais, sont ceux qui savent faire sourire leur femme et changer des couches.

 

À bon entendeur, …

 

 

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 Me voilà couché, seul dans mon linceul… Le sang ne s’est pas encore asséché sur mon corps. On pouvait entrevoir ce blanc immaculé, si seulement j’étais seul.

Autour de moi, il y avait plus de corps que de personnes vivantes… Pardonne-moi maman, si seulement je pouvais encore te serrer dans mes bras…

De mon sac mortuaire, j’entends tes larmes de douleur qui résonnent comme des lances à mes oreilles. Dire qu’il y a encore quelques heures, tu implorais pour moi. Mais la volonté de Dieu s’est accompli…

 

Le Niger, ce vaste pays désertique, l’un des pays les plus pauvres au monde, je n’aime pas le dire mais c’est la réalité. Il est dix-neuf heures et j’essaie en vain d’imaginer la douleur de ces femmes, de ces hommes, qui ne reverront plus leurs enfants, leurs maris, leurs frères… 

 

Tongo-Tongo, Chinagodar, Inatès, Bosso, Karamga, Banibongou, Tchomabongou, Zaroumadareye… Hier il s’agissait de villages inconnus pour la majorité de nigériens, aujourd’hui entendre ces noms nous marquent d’un frisson ; car oui il suffit d’évoquer ces différents noms pour avoir encore en tête tous ces nigériens qui ont perdu la vie dans une guerre qui n’est pas la leur.

 

 Des soldats tombés pour la patrie, à qui leurs parents ne pourront jamais faire un dernier au revoir. Des jeunes pleins d’espoir et d’ambitions, mais qui n’auront jamais la possibilité d’accomplir tous leurs rêves. Toutes ces mamans qui pleurent pour leur progéniture…

 

 Les uns partis sur le terrain du combat, les autres abattus dans leurs champs, en pâturage ou assassinés chez eux en présence de leurs enfants. Que dirons-nous à tous ces enfants qui ne reverront jamais leurs pères ? que dirons-nous à toutes ces épouses qui pleurent encore leurs époux partis trop tôt ? je vous laisse trouver les mots, parce que j’ai beau chercher, je ne trouve pas. 

 

Je pense aussi à toutes ces populations qui se terrent de peur au fond de leurs cases, qui fuient sans regarder derrière elles. Des gens qui ont pour seule préoccupation de trouver un endroit sûr parce que le toit, le manger, la santé et l’éducation de leurs enfants viendront après.  

 

Nous avons échoué. Echoué de garantir la sécurité à nos frères et sœurs, échoué d’empêcher à certains de nos frères de rejoindre le côté obscur, échoué de regarder ce drame continuer. Il y’a un adage qui dit que quand la case de ton voisin brûle, verse de l’eau sur le tien… Moi je dirai plutôt que quand la case de ton voisin brûle aide le à éteindre le feu.

 

Ce problème requiert une solution collective, si nous sommes tous fautifs, la solution doit venir de tous. Nous avons le devoir de ne plus laisser survenir un autre Tchomabongou ou un autre Inates. Comment ?

 

 Aux familles, en éduquant nos enfants, laissons-les aller à l’école s’instruire, acquérir le sens du discernement. Aux décideurs, investissez dans l’éducation. D’Ayerou à Bilma en passant par Toumour, tous les enfants ont droit à l’éducation, parce que l’éducation c’est la clé. 

 

Si de Diori Hamani à Issoufou Mahamadou, l’école a été l’élément qui leur a permis d’atteindre la fonction suprême, pourquoi ne pas créer ces conditions à l’enfant d’Inates et empêcher ainsi qu’il rejoigne l’autre camp ? Je suis convaincue que lorsqu’une personne est instruite et que son pays lui offre toutes les chances de réussite, elle n’a d’autres options que de se battre pour ce pays qui lui a tout donné. Et quand celle-ci se bat c’est pour la bonne cause au profit de toutes et de tous. 

 

La fille, la mère, la sœur, l’épouse que je suis est nostalgique du Niger dans lequel j’ai grandi. Un pays où il faisait bon vivre, un pays où on pouvait tout nous reprocher mais pas l’insécurité et l’hospitalité. Aujourd’hui la seule chose qui nous reste est l’hospitalité, mais jusqu’à quand ?

 

 

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Depuis quelques semaines, nous voyons défiler sur nos réseaux sociaux ces deux mots qui ont tendance à frustrer certains et faire rire d’autres : « SYNDICAT » et « 2000F CFA ».

 

Le sujet fait actuellement un buzz fou chez nous au Niger mais aussi partout ailleurs, tirant son origine de l’artiste ivoirien Suspect 95. Au début, l’objectif premier était surtout d’encourager les femmes à « se chercher » comme aiment si bien le dire mes frères ivoiriens ; autrement dit, que nos femmes et sœurs ne se basent pas sur le matériel ou les finances d’un homme pour s’émanciper. 

 

La première et plus grande décision du syndicat des hommes était de taquiner nos sœurs en fixant le prix de leur transport à 2000 F CFA : ils disent que même si on quitte Dosso pour Niamey, Tillabéri pour Agadez ou encore Tahoua pour Maradi on n’aura que 2000F CFA 😁.

 

Je dis taquiner parce que ce n’est vraiment que de l’humour qui est malheureusement mal perçu par beaucoup de personnes parlant de sexisme, d’aliénation de la femme etc. Des femmes aussi s’organisent çà et là pour riposter, toujours avec la même touche d’humour ; elles disent que les hommes faisant partie du syndicat sont les plus grands radins du monde 😂😂. En tout cas, moi je pense que quand on aime, ON NE COMPTE PAS !!! Sachons aller au-delà de ces petites frustrations et voyons le second degré de la chose. Le buzz des Sugar daddy est passé, ils ont ri et encaissé, maintenant leurs vieux billets de 2000F sont à l’honneur 😆😆

 

Nous avons énormément d’institutions de par le monde qui se prête à ce buzz et s’en servent pour se faire de la publicité, il suffit de parler du syndicat et la pub prend. On l’a compris, c’est un très bon moyen de marketing.

 

Personnellement, en ces temps durs de Covid, je pense que l’année 2020 a été bien assez difficile comme ça et il nous fallait ce petit déclic de sourire, alors merci au Syndicat et envoyez mes 2000 F CFA !

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Il est 19 heures passées de quelques minutes sur Niamey, capitale du Niger. Depuis quelques jours, à cette heure, les appels à la prière ont fait place aux bruits incessants des moteurs sur les grandes routes comme dans les ruelles. Les retardataires s’empressent de rentrer chez eux avant de croiser les forces de défense qui patrouillent. Depuis l’enregistrement du premier cas de Covid-19, les autorités ont pris des mesures draconiennes pour limiter la propagation de la pandémie. À Niamey, région la plus touchée, les lieux de culte ont été fermé et un couvre-feu a été instauré.

Assise dans leur maison familiale, Samira, vingt et un ans, joue avec son bébé de deux ans. Cette jeune femme, licence en poche, est rentrée chez ses parents il y a tout juste quelques jours après trois ans de vie conjugale tumultués. Dans sa vie nouvelle vie de célibataire, elle ressasse ses souvenirs de mariage, « avant de me marier, je pensais que le mariage c’était tout sauf une prison. Qu’il y aura certes des hauts et des bas, mais jamais des coups et des injures. »

Le rêve de la jeune mariée, s’est estompé un mois après avoir épousé celui qui était son premier amour, un amour du lycée qu’ils ont su maintenir jusqu’au mariage. Dans nos traditions, après le mariage, le couple prépare à manger pour amener chez leurs parents et c’est là que les problèmes ont commencé. « Lorsque nous avions amené les plats chez les parents de monsieur, sa maman insista pour prendre les plats, ne voulant pas vexer ma belle-mère j’ai alors cédé. C’est ce qui n’a pas plus à mon mari. De retour à la maison, il était fou furieux au point de me dire que je n’avais aucun respect pour ses parents. Je m’en étais excusée en lui promettant que ça n’allait plus recommencer. »

Au fil des jours, les choses n’ont fait qu’empirer, entre insultes et coups : « les moments les plus difficiles c’était pendant ma grossesse, j’avais cru qu’il serait plus indulgent avec moi. Mais c’est le moment qu’il a choisi pour porter la main sur moi. Bizarrement j’avais fini par conclure que c’était moi la fautive, surtout qu’on m’avait prévenu que pendant la grossesse nous les femmes nous avons des sauts d’humeurs et des envies inexplicables. J’ai donc laissé passer ». Ce dont Samira ne se doutait pas, c’est que ce coup va être le premier d’une longue série.

 Les injures vont faire place aux agressions physiques. Elle n’osait parler de ce qu’elle vivait, parce que c’était son choix et on risque de le lui rappeler. D’ailleurs au Niger on te dit que le jour de ton mariage, qu’après la nuit de noce, l’amour s’en va et est remplacé par la patience. Mais de quelle patience parle-t-on ? de cette patience où tu dois tout subir ? de cette patience où tu es traitée comme un moins que rien ? de cette patience où tu dois supporter et ne jamais rien dire ? Est-ce cela le mariage ? Je crains que non.

Au Niger, les derniers chiffres sur les violences faites aux femmes remontent à plus d’une décennie. Ils estiment que 43 % des violences subies par les femmes sont physiques tandis que 28% sont sexuelles. Au stade actuel on ignore le nombre exact de femmes qui croulent sous les coups et autres violences de la part de leurs conjoints, mais une chose est sûre : certaines mesures prises pour limiter la propagation de la COVID-19 n’ont pas arrangé la situation des femmes victimes de violences conjugales. C’était le cas de Samira, qui avait à supporter le comportement de celui qui était à l’époque son mari. « Auparavant, il lui arrivait de trainer dehors, c’était un moment de répit pour moi. Mais depuis l’instauration du couvre-feu, les choses n’ont fait que s’aggraver. Il était à la maison à 19 heures tapantes et quand il est là c’est le KO. J’avais comme l’impression que la frustration de ne pas pouvoir sortir, il la déchargeait sur moi. » 

Si la Covid-19 impose une limitation des déplacements, Samira était déjà habituée à ces restrictions, « Monsieur m’empêchait de sortir, même quand je voulais partir voir mes parents je devais passer un interrogatoire comme à quand remonte la dernière fois où j’étais chez eux, qu’est-ce que je vais chercher ? bref, je n’avais plus de vie. Mon seul exutoire c’était mon téléphone avec les réseaux sociaux. Mais là aussi, monsieur avait imposé des règles, sur Facebook et Instagram je ne devais rien publier, sur WhatsApp je subissais des inspections surprises. »

On dit chez nous quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finira par apparaitre et le soleil de Samira était apparu un soir alors qu’elle s’apprêtait à passer comme d’habitude, des moments difficiles. « Je lisais sur Facebook, le témoignage d’une dame handicapée à vie à la suite des coups de son époux. Ça a été un déclic, je m’étais demandé ce que j’allais devenir et que deviendrait mon enfant si jamais ça m’arrivait. Un soir pendant le mois de ramadan, après la rupture j’avais fait tomber mon téléphone par mégarde. Monsieur était fou furieux en disant que je ne fais jamais attention aux choses et si je cassais mon téléphone c’était à lui d’acheter un autre. Ce soir j’avais eu le courage de lui dire d’arrêter de me crier dessus, c’est là que les choses ont dégénéré car il voulait me « corriger » comme il aime le dire. »

Ce soir-là, deux choix se présentaient à Samira, « je devais décider entre accepter de le laisser me tabasser ou me soulager de mes maux sans mots. J’ai vite fait de m’isoler dans ma chambre en fermant la porte avec mon bébé. Je n’ai ouvert la porte qu’au petit matin et il était déjà parti travailler. Mais j’avais eu suffisamment le temps pour réfléchir et prendre une décision : vaut mieux m’en aller plutôt qu’on vienne prendre mon corps » et c’est comme ça que le lendemain matin, Samira profitant de l’absence de son époux fit ses valises et rentra chez elle avec son bébé tout en sachant que la société, son entourage, ne vont pas l’accueillir à bras ouverts.

Arrivée chez elle, les réactions fusaient de partout, « le seul qui m’avait compris c’était papa. » Aujourd’hui, si Samira a pu s’en aller, ce n’est pas le cas pour beaucoup de jeunes filles qui doivent subir et n’ont pas encore brisé le silence. Nous devons avoir de milliers de Samira qui dirons NON mais aussi une société beaucoup plus souple. Ne dit-on pas que qui a poussé un rat à se refugier dans un feu est certainement plus chaud que le feu ? À méditer.

 

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Depuis de nombreuses années, le célibat est de plus en plus mal vécu chez beaucoup de jeunes filles au Niger et il suffit d’entendre qu’une sœur, une amie ou une simple connaissance va convoler en justes noces pour augmenter le traumatisme de beaucoup d’entre elles. À croire que le mariage demeure la seule alternative au bonheur, à cause des pressions familiales, sociales. Ce qui fait que lorsque le célibat se prolonge, elles le supportent avec angoisse, amenant même certaines à ne plus être trop regardantes sur leurs prétentions matrimoniales. 

 

Sur le réseau social Facebook, à l’exception d’être un coin de discussion, de partage entre familles et amis, est devenu le lieu de prédilection pour des rencontres de beaucoup de jeunes filles de 20 ans et plus.

 

Allons sur Mai Dallilin Aure, page qui publie fréquemment des annonces pour « relations durables pouvant aboutir au mariage au Niger ». Malheureusement, force est de constater que les publications proviennent deux fois plus des filles que des hommes.

 

Pourquoi ?

 

·      Peut-être parce que dans notre société, dès que tu dépasses la vingtaine, c'est des questions comme : "à quand le mariage ? Qu'attends-tu ? Pourquoi tu fais fuir les hommes ?" ;

·      Peut-être parce que nos sœurs préfèrent respirer, boire et manger par le titre de madame plutôt que par le titre de jeunes diplômées ;

·      Ou peut-être encore par l’appât du gain facile parce le mariage est pour certaines le seul et unique moyen d’accéder à des ressources économiques et financières durables rapidement sans lever le doigt. Dans nos coutumes, « l’homme bon » est celui qui assure toutes les charges financières de la maison et bien plus.

 

À vingt ans, je pense que notre seule préoccupation doit être comment aspirer à devenir des femmes indépendantes, éduquées et épanouies. Et non comment trouver un mari à tout prix.


Aussi, soyons réalistes : rares sont les hommes qui voudront vraiment fonder quelque chose de solide avec une fille qui n’a pas eu froid aux yeux à poster sur un réseau social qu’elle cherche un homme pour le mariage. Rusés comme ils sont, ils trouveront toujours le moyen de te tourner à leur avantage.


Vigilance mes sœurs, vigilance… Vaut mieux un mariage tardif que des divorces précoces.

 

 

 

 

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Nous sommes à quelques semaines des élections législatives et présidentielles chez nous au Niger. Élections à l’issue desquelles en 2021, nous, citoyens, auront désignés un nouveau président. Sur l’étendue du territoire, nous aspirons à des élections aussi libres que transparentes. 

 

Il est donc plus que nécessaire aujourd’hui d’évoquer l’inclusion des femmes et des jeunes à tous les niveaux du processus électoral, l’objectif étant d’éviter à tout prix de servir d'arsenaux ou de bouc émissaires face à certaines manipulations politiques ou des discours de haine.

 

Sur les médias sociaux, dans les fadas, en chemin dans un taxi ou au cours des discussions familiales du Dimanche autour du plat traditionnel, les slogans des différents partis politiques nous suivent partout. Entre les pro, Anti et les neutres, les arguments sont presque ou déjà ficelés, chacun défendant vaille que vaille son ou ses candidats favoris. 

 

Malheureusement, les femmes ont tendance à moins participer aux élections par crainte de marginalisation civiques, politiques, économiques et sociaux culturels. Le paradoxe est encore plus énorme quand nous voyons que sur 7.444.800 enrôlés, nous avons 3.352.490 hommes et 4.092.310 femmes. Certaines soutient tel ou tel candidat sans vraiment connaitre le contenu de son programme ; pourtant nous sommes les premières frappées par le chômage et le manque de représentativité lors des grandes instances de décision dans le pays. 

 

À cela s’ajoute une culture avertissant sans cesse les jeunes de ne pas contredire leurs aînés, y compris quand ceux-ci ont tort, ni de prendre de risques sur le plan professionnel au risque de se voir prendre la porte si nos opinions politiques ne collent pas avec celles de nos supérieurs. Quant aux femmes, un fardeau plus lourd s’ajoute sur elles de sacrifier leurs ambitions professionnelles et politiques si l’équilibre familial risque d’en pâtir. 

 

Aussi, beaucoup de jeunes se laissent manipuler soit par quelques billets ou des fausses promesses de certains camps, mettant à mal la cohésion sociale. Sans emploi, nous espérons que notre candidat va endiguer le chômage ou encore mettre fin au favoritisme lors des recrutements. On ne va pas se mentir, le phénomène de bras long est ancré dans les racines de notre pays : nous avons des diplômés sans emploi et des non diplômés qui occupent des postes parce qu’un tel connait un tel et la chaîne évolue.


La politique passe mais la vie communautaire demeure. Chaque citoyen doit prendre la mesure des conséquences préjudiciables à toutes les dérives d’où qu’elles viennent, pour protéger la maison commune. Il ne s’agit plus d’être cantonnés au rôle de spectateur. Jeunes et femmes ne doivent plus se satisfaire de porter des tee-shirts et d’animer les meetings politiques.

 

Votons solidaires, c’est l’occasion de sensibiliser la population nigérienne sur ses droits, de sensibiliser les femmes et les jeunes sur leurs responsabilités au sein des partis politiques et autres organisations mais surtout de promouvoir des élections apaisées via les réseaux sociaux.

 

 

 

 

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Depuis quelques semaines, nous assistons à une grande polémique autour du comité d’organisation de Miss Niger 2020 lancé par DJOBALA PRODUCTION


Après plusieurs années passées sans célébrer la beauté de la femme nigérienne, l’élection Miss revient sous le thème « Femme Nigérienne au service de la paix et cohésion sociale ».

Parlons d’abord des critères : notre miss doit être de nationalité nigérienne (of course), âgée de 18 à 25 ans, mesurant entre 1m65 et 1m90 et ayant au moins le niveau scolaire BEPC ou BAC.

 

Maintenant, rentrons dans le vif du sujet.

 

L’objectif d’une élection Miss, c’est avant tout de vendre au mieux notre pays, faire la promotion de son image à travers l’évènement. Notre future Miss doit donc avoir un solide background mais surtout un très bon comportement. Tu peux être belle et avoir un comportement des plus acerbes. N’oublions pas aussi que la beauté est vraiment très relative.

 

Aussi, nous devons reconnaitre que dans les différentes régions du Niger, il est difficile d’avoir les meilleurs castings faute de moyens. Les perles rares se cachent dans les endroits les plus reculés et les organisateurs font avec celles qui se présentent. Il faut également que l’équipe rassure les parents qu’ils veilleront sur leurs enfants. 

Il peut arriver des difficultés à trouver les filles pour remplir les critères ou parfois les parents sont réticents à laisser leurs filles se présenter au concours. À l’heure actuelle, nous ne savons pas si l’État, des partenaires ou des sponsors se sont investis financièrement pour une bonne organisation des castings et des finales régionales.

 

Malheureusement, certains membres de ce comité prônent un certain cercle fermé. Le citoyen lambda qui demande à aider, propose des initiatives n’est pas écouté. Côté communication, c’est presque un échec : nous ne pouvons pas concevoir que des personnes à la tête de cette élection fusent des insultes sur les réseaux sociaux à l’égard d’une tierce qui donnent un simple avis. 

 

Aucun article de découverte n’a été rédigé sur les différentes prétendantes : qui sont elles ? comment se définissent-t ‘elles ? leurs aspirations futures ? et ce qu’elles comptent faire une fois élue Miss Niger.

 

Un niveau BEPC ne peut pas et ne doit pas être Miss Niger, laissons nos petites sœurs finir d’apprendre la culture générale mais aussi la culture de chez nous. Le thème choisi est plus qu’intéressant et les Miss auront la responsabilité de se pencher sur les différentes questions qui gravitent autour de cette idée. Elles devront aller en immersion, participer à des visites d’entreprises et pourquoi pas faire un temps de bénévolat dans les orphelinats.

 Il ne suffit pas de dire je veux être miss Niger, il faut aussi le mériter par les valeurs qu’elles devront prôner avant, pendant et après le concours. 

 

Cher comité, il reste encore quelques semaines avant la grande finale au centre de conférence Mahatma Gandhi. Acceptez les critiques constructives, la Miss devient une ambassadrice du Niger partout dans le monde pendant une année. Travaillez sur le branding du concours, la communication interne et externe, l’habillement, les shootings mais surtout acceptez de vous faire aider, l’évènement n’en sera encore que plus grandiose. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ici au Niger, l’on aime dire à qui veut l’entendre que la vie est chère, il n’y a point de travail, entreprendre est difficile etc. Mais ce que l’on ne dit pas, c’est que la vie est dure du Lundi au Vendredi seulement. Je m’explique :

 

Faisons le tour de la ville un beau Samedi ou Dimanche ensoleillé, entre midi et seize heures au niveau des différentes cérémonies sociales (mariages, baptêmes, foyandis). L’on aura l’impression que le Niger est l’un des pays les plus riches du monde. Nous vivons avec ce phénomène de norrou saay ou kaari autrement dit « jeter l’argent ».

 

Malgré les milliers de francs dépensés pour le fameux Bazin incontournable, l’uniforme obligatoire, le sac, les chaussures, les bijoux etc, il faut aussi prévoir la part des griots qui n’hésiteront pas à se renseigner sur qui est qui pour flatter votre ego et vider vos poches. Je ne parlerai même pas de ces griots nouvelle génération que nous voyons aujourd’hui à tout mariage, eux là même c’est un sujet à part. On ne sait pas si c'est chanteur rap, chanteur dandali, chanteur disco.... Irkoy beri

 

Une tontine de plusieurs semaines ou encore la ration du mois peut se retrouver dilapider en quelques minutes, avec pour seul objectif laisser pantois une foule qui ne vous connaît peut-être ni d’Ève ni d’Adam. Il y a certaines qui à la fin de la journée n’ont même plus de quoi payer un taxi à 200F !!! En plus, il arrive que ces derniers soient pourvus d’une liste constituée de plusieurs noms, dont chacune se lèvera pour distribuer des billets de banque, dès qu’on parlera d’elle au micro.


Et pire, l’on disait avant que ce sont les femmes qui savent gaspiller le mieux. Eh ben maintenant c’est un match hommes-femmes… Vous voyez lors de ces matchs de catch, l’objectif c’est de mettre l’adversaire K.O avec un coup de poing magistral. Et bien ici, c’est avec l’argent on aime se boxer. Eh ouiii, nos hommes, nos frères s’y sont mis aussi. Nous vous voyons jeter l’argent aux différents cocktails mais après même pour que vos femmes, vos sœurs arrivent à vous arracher 1000F pour la ration quotidienne il faut qu’elles fassent des zikrs sur vous, arrêtez ça.

 

Beaucoup de personnes hésitent à deux fois avant de se rendre aujourd’hui à ces fêtes ; la peur de succomber à ce freestyle de billets et revenir sans rien les domine. Nos sœurs se plaignent qu’elles ne trouvent pas d’époux mais chaque samedi jette l’argent. Quelqu’un qui peut dilapider ton salaire en une journée, tu peux vivre avec ?? Tel a donné tel somme lors du mariage ou du baptême de chez moi, il faut donc que je double ou triple la mise. Ah mais non s’il vous plaît. Donner, oui. À la mesure de sa poche, oui. Mais sachons aussi cultiver la sobriété et la simplicité lors de ces cérémonies. 


Le débat continue en commentaires, merci :)

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Depuis quelques semaines, nous assistons au Niger sur la chaîne A+ à la diffusion de la série sénégalaise intitulée « Maîtresse d’un homme mariée ». Entre tradition et modernité, la série retrace la vie de cinq jeunes dames évoluant quotidiennement entre tracas conjugaux, infidélités, violences physiques et psychologiques mais aussi un besoin d’autonomisation de la femme.

Les débats vont bon train sur les réseaux sociaux entre le camp de Lalla jugée comme le modèle parfait de la femme africaine par les femmes mariées et le camp de Marème, le camp des tchiza par excellence !!! S’ensuit des débats houleux entre qui est déjà pris et qui est encore sur le marché. 
Pendant que les premières diabolisent celles de dehors, celles-ci rappellent à nos très chères dames ayant une très grande estime d’elles-mêmes que cette série va leur ouvrir les yeux… Comment ??
Il en ressort que l’homme est de nature imprévisible et que seule la prière peut les sauver des bras des tchiza lol. « Chacune a ses atouts, à toi de voir comment les jouer pour garder ton homme au risque de te le faire piquer », disent-elles. N’oublions pas cette fameuse et belle phrase qui dit « comme tu fais, on te fera »… Et donc mes chères Marème, le jour où vous souhaiteriez devenir des Lalla, il y’aura des Marème 2.0 qui essayeront aussi de vous déstabiliser.

Nous naviguons ainsi dans une série qui ne correspond de loin au mode de vie que nous avons ici chez nous et donc divise. Et même si beaucoup critiquent cette série, elle révèle les secrets d’un linge familial pas toujours blanc. 

Et j’entends certaines de mes Waymo qui disent : « Ces hommes-là mêmes qui critiquent cette série sur Facebook, WhatsApp et Twitter à Niamey sont les premiers coureurs de jupons et font pire que ce que Cheick inflige à Lalla, on les connait !!! ». Quelle audace lol. 

Le but n’est pas de dénoncer mais de faire prendre conscience que ce qui se vit dans cette série au Sénégal ne touche pas que ce pays, le reflet du miroir se vît aussi chez nous au-delà de l’aspect religieux, social ou culturel. 

Nous côtoyons des Djalika, des Racky et des Dior chaque jour. Seulement nous ne connaissons pas leur histoire. Et pour ces personnes qui continuent de diaboliser cette chronique télévisée, je dirai : ne bernez plus, ne forniquez plus, ne frappez plus vos femmes, vous verrez que nos téléfilms n’auront plus droit d’exister. 

À bon entendeur…. 

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Il est environ 7 heures du matin... Les cris des paons du voisinage viennent de me réveiller comme tous les matins, c’est d’ailleurs eux mon réveil.  Àcette heure, Cheick est déjà sur pied prêt à aller au boulot, il est très matinal. J’ai les yeux ouverts mais j’attends ma motivation matinale, dont seul Cheick a le secret : un looooong câlin. C’est mon carburant pour me faire quitter le lit et commencer par la première lamentation de la journée, en demandant à Cheick quand est-ce que nous allons quitter cette maison et aller dans notre troisième maison. Ces maudits paons m’empêchent de faire la grâce mat.
 Ah je ne vous ai pas dit, Cheick c’est mon tout. C’est mon premier et dernier amour. On s’est rencontrés quand on était à l’école primaire, nos familles vivaient dans une cour commune à Boukoki. On se cachait pour se voir en se donnant des rendez-vous à l’école ou sur la terrasse des voisins qui étaient absents.
 Aujourd’hui, Cheick est opticien et moi vendeuse de Bazin « hadjia Zouera », c’est le sobriquet que les gens m’ont donné. Mais ne vous fiez pas, j’ai un chiffre d’affaires modeste.  Tout le monde pensait que notre amour était juste un love d’enfance, mais nous leur avons montré que c’est « collé-chimenté », ce, même lorsque Cheick était parti pour les études en Russie. 
Àl’époque il n’y avait pas de réseaux sociaux. C’était les lettres. Aujourd’hui encore je garde quelques-unes de ces lettres que mon monsieur m’envoyait. Il avait les mots et savait les placer au bon moment. Un homme vous a déjà dit que vous étiez ce qu’est le pont Kennedy pour les habitants de la rive droite ? je vous parle de l’époque où il n’y avait qu’un seul pont qui reliait la rive droite à l’autre partie de la ville. Ou encore que si je devais le quitter de le faire sous la pluie pour pas voir ses larmes couler, que si une seule goutte d’eau me dit qu’elle m’aime, lui il m’amènera l’océan pour me prouver tout son amour. 
Vous les gens de maintenant, vous allez trouver cela débile, mais pour ceux des années 90, c’était un autre niveau le fait d’avoir quelqu’un qui te dit tout cela. 
Assez parlé du passé, je dois me préparer et me rendre dans ma boutique. Arrivée au marché, il me faut toujours faire des acrobaties pour trouver une place pour garer. Ici au grand marché, ceux qui ont les meilleures places de parking sont ceux qui arrivent tôt, or moi là, hum. Les retardataires garent souvent loin du marché et doivent marcher. Mais moi, marcher sous ce chaud soleil avec mon Bazin dont le mètre fait 40 000 F CFA ? jamais !!! Il y a un petit qui me trouve très souvent une bonne place moyennant un billet. Mais aujourd’hui je ne le vois pas et toutes les places sont occupées. Pas le choix je dois aller parquer ailleurs et marcher.  Après avoir garé ma voiture, je marche pour aller à boutique quand soudain un véhicule passa dans une flaque d’eau et m’asperge de cette eau nauséabonde. 
Avez-vous une fois senti l’odeur des eaux usées d’une vendeuse de doukounou ? mélangées aux eaux débordantes des caniveaux ? Je venais de prendre une douche de cette mixture. J’ai cru être dans un film. Toute la zone du marché s’est mise en pause, car presque tout le monde me connaissait et a au moins une idée du degré de mon absence de tolérance. 
La porte de voiture s’ouvra et le chauffeur sorti pour se diriger vers moi, tout le monde était impatient de voir ma réaction, la réaction de hadjia may Bazin, celle qui ne pardonne pas. 
Mais à la surprise générale, je ne dis mot ; j’attendais que le monsieur prononce les premiers mots. Il s’est mis à s’excuser au point de vouloir se mettre à genoux. J’étais gênée, je lui ai juste demandé de m’amener à ma voiture pour que je puisse retourner me changer car le seul courage que j’avais à cet instant c’était de faire quelques pas pour rentrer dans ma voiture et retourner à la maison. Le monsieur insista pour me ramener jusque chez moi, mais j’ai refusé en lui disant que mon mari était extrêmement jaloux. En réalité Cheick n’est pas vraiment jaloux, parce qu’il sait qu’en deux ans de relation il n’a jamais entendu une seule rumeur de tromperie sur moi, c’est pareil pour lui aussi. Cheick est droit, il ne me cache rien. On se dit tout.
Le monsieur avait entendu les gens crier, hey c’est hadjia may Bazin et m’a donc demandé en cour de route si je vendais des Bazin, je lui ai dit que oui. Il m’a alors proposé de venir visiter ma boutique avec sa femme, et a pris ma carte de visite, une façon pour lui de se racheter me disait-il. Àcet instant je voulais juste rentrer chez moi. C’était d’ailleurs les seuls mots qu’on avait échangés dans le véhicule. Ça se voyait que c’était un homme sérieux et dans tous les cas moi j’ai mon homme à vie. 
Arrivée à la maison, j’ai passé deux longues heures sous la douche. Je n’ai pas eu la force de retourner au marché ce jour-là. Le nouvel arrivage que je devais réceptionner a dû alors attendre. Àson retour de travail, quand j’expliquai à Cheick ce qui m’arriva il passa son temps à se foutre de moi en disant que c’était les conséquences du fait d’être toujours en retard. 
J’ai alors pris la ferme décision de ne plus me coucher après la prière de 6 heures et d’arriver au marché tôt pour toujours avoir une bonne place de parking. Engagement que je respectai tous les jours sauf dans certaines situations exceptionnelles. Un jour pendant que j’étais en train de faire le compte, le fameux monsieur qui me donna quelques semaines plus tôt la douche d’eaux usées fit son entrée dans ma boutique en compagnie d’une dame, sans doute sa femme. On se salua et fit les présentations.
 C’est là que j’ai appris le nom du monsieur, Moussa et sa femme Hadiza. Moussa s’excusa à nouveau et me disait que c’était madame qui lui avait mis le feu à la maison raison pour laquelle il conduisait en ayant la tête ailleurs. On s’est tout de suite mises à rigoler avec Hadiza. Cette dernière était très ouverte, nous avons alors sympathisé et au bout de quelques mois sommes devenues de grandes amies et cette relation m’amena plusieurs nouvelles clientes.  De temps en temps je partais chez Hadiza et vice-versa. Mais jamais, Cheick n’a jamais rencontré Hadiza, il m’entendait juste parler d’elle ou parler avec elle au téléphone. Il se disait que c’était certainement l’une de mes amies que je vais finir par chasser, oui malheureusement beaucoup de femmes deviennent mes amies parce qu’elles veulent me soutirer des sous et quand je découvre cela, je les chasse. 
Mais avec Hadiza c’est différent, elle a tout ce qu’elle veut car Moussa, un entrepreneur dans le bâtiment lui donne tout ce dont elle a besoin. Je ne vous ai pas dit, le premier jour quand on s’est rencontrés la facture des Bazin qu’il lui a acheté s’élevait à 500 000 F CFA. Mais ce n’était pas ce qui a fait que nous soyons devenues des amies, même si j’avoue que ça peut être une source de motivation. Après tout, je suis commerçante non ?  
Un jour en prenant ma pause habituelle de 13 heures, je décide de faire un crochet chez Hadiza pour voir si son état de santé s’est améliorée car elle me disait ne pas se sentir bien. Je voulais lui faire une surprise et lui ai pris son gâteau préféré. Mais à mon arrivée, ma jumelle, c’est le surnom qu’on s’était donnée, n’était pas la maison. Je décide alors de mettre le gâteau de Hadiza au frigo. Vu que tout le monde me connaissait dans la maison le gardien me laissa entrer par la porte de la cuisine pour y déposer le gâteau, car la femme de ménage n’étant pas là et le gardien n’a pas le droit de rentrer dans la concession.
 Ayant eu une envie soudaine d’aller aux toilettes, je décidai d’aller me soulager, mais en sortant des toilettes, j’entendis des gémissements bizarres venant de la chambre d’amis de la maison. Curiosité de femme, je décidai alors d’aller voir ce qui se passa, sachant que mon amie est sortie. J’approchai tout doucement en faisant très attention à ne pas faire de bruit, plus je m’approchai de la chambre plus les gémissements s’intensifiaient. J’étais sûre et certaine qu’il s’agissait d’ébats s’sexuels. 
Je me posais au même moment plusieurs questions : est-ce que je dois continuer ? est-ce que je dois dire à Hadiza ce que j’ai entendu et retourner et rentrer dans mes affaires ? et si ce n’était pas son mari ? je décidai d’aller voir de moi-même et confirmer ou infirmer. Au moment où j’arrivais à la porte, les gémissements s’arrêtèrent et soudainement la porte s’ouvrit comme-ci c’est moi qu’on attendait avec la phrase suivante : je vais me chercher de ….
Moussa, chemise déboutonnée avec une culotte, n’avait pas eu le temps de finir sa phrase quand il m’a vu, moi aussi je l’ai vu et je voyais aussi la troisième personne couchée toute nue sur le lit. On voyait que cette dernière venait de loin. En ce moment toutes les questions que je me posais avant d’arrivée à la porte étaient devenue caduques, oui elles n’avaient plus aucune importance, parce que cette personne nue qui venait de coucher avec Moussa, je la connaissais, c’est Cheick, mon Cheick à moi, mon mari...

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